Fenêtre.

Fenêtre.
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonjour. Ou bonsoir. Quoiqu'il en soit, bienvenue.

Voilà maintenant un certain temps que me tarabuste la romantique idée de tenir un journal.
Pourquoi donc un blog? Je ne nie pas - bien au contraire - les charmes du papier, de l'encre et de la plume; cependant, certains de mes défauts me dissuadèrent d'opter pour le traditionnel carnet manuscrit:
j'écris comme un porc, en plus d'avoir la fâcheuse habitude de manier et remanier mes phrases par caprice stylistique.

Mais passons.

Il ne s'agit pas ici d'écrire un rapport objectif, une liste froide et exhaustive des faits vécus au jour le jour, mais plutôt de dégager une impression générale des heures passées, seul ou accompagné, depuis le réveil jusqu'au retour à mon appartement. Ce qui ne m'empêchera pas de rapporter certaines anecdotes de ma journée, les dépeignant en toute subjectivité (sans pour autant distordre la réalité): une scène des plus banales aura pu profondément atteindre ma niaise sensiblerie, me faisant basculer d'un coup dans un état mélancolique ou stupidement euphorique (vous aurez compris que le centre en sera toujours une fille, ou presque).

Une autre raison qui m'a poussé à opter pour un blog, c'est le désir d'ouvrir une pudique fenêtre sur ma vie, mon for intérieur. Mais ça, je suppose que c'est le but de tout blog : l'envie de partager des choses vécues, des sentiments sélectionnés. Le tout sans aucune prétention, bien sûr.
Qui sait, peut-être l'un ou l'autre se reconnaîtra-t-il à travers ces "impressions" de vie d'un gamin de dix huit ans? Peut-être lui permettrai-je de tromper sa solitude - si solitude il y a, le temps d'une lecture. C'est un modeste espoir.

Sur ce, bonne visite.
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# Online seit Montag, 12. Oktober, 2009 um 09:54

Geändert am Montag, 12. Oktober, 2009 um 13:04

Brume

Un lundi d'Octobre, un ciel partiellement bleu.

Dès le matin, le monde m'apparaissait lointain, j'assistai au film de ma vie; seul le froid, les discussions et ma gorge irritée me ramenaient au présent, à moi-même. L'âme à mille lieues du corps, éparpillée en mille fragments; mille pensées non polarisées: un flux et reflux d'idées décousues dont il ne me reste rien. Envolées.

Ainsi, que me reste-t-il de ma journée? Quelques images aléatoires émergent.

La tasse de café de N., assis sur la terrasse du Yoyo Bar (je crois que c'est le nom). De la jolie blonde qui lui a demandé une cigarette, l'a fumée à la table à côté. J'ai toujours trouvé beaux les motifs que trace la fumée s'élevant de l'extrémité incandescente d'une cigarette.

Des sourires, des bonjours, de vagues regards, des visages qui pour la plupart ne me reviennent pas.

C'est sans importance. Maintenant, je suis seul. En a-t-il jamais été autrement? Je me sens bien.
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# Online seit Montag, 12. Oktober, 2009 um 10:21

Geändert am Montag, 12. Oktober, 2009 um 13:09

... 13/10/09

Peu de choses à dire. Ca sera sûrement souvent le cas.

Une nuit presque blanche à ressasser des mélodies, des arrangements que je n'ai pas encore fixés, ni écrits.


La crêpe du matin, comme celle d'hier, m'a été servie à l'entrée du campus par ce type mi agaçant, mi sympathique dans son stand. Son côté amical et chaleureux me paraît tantôt sincère, tantôt surjoué. De toute manière, quelle que soit l'origine de son attitude, je ne peux la blâmer. Elle était bonne (la crêpe).
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# Online seit Dienstag, 13. Oktober, 2009 um 10:12